Entrevue avec Camille Dg

Découvrez l’univers de Camille Dg, fondatrice du blog Le Cahier, le temps d’une entrevue.

En 2008, tu as lancé ton tout premier blogue mode. Depuis, plusieurs collaborateurs se sont joints à toi. En 2013, celui-ci a pris un virage dans le but de devenir le Cahier. De quoi es-tu le plus fière à ce jour ?

Je suis fière de plusieurs choses: de pouvoir vivre de ma passion, d’avoir fondée deux entreprises et d’être aussi bien entourée dans ces aventures.

Est-ce qu’il t’est déjà arrivé d’avoir peur de l’échec ?

Non. J’aime foncer, je n’ai pas peur de l’échec, car il est toujours possible de se réinventer. S’il y a une chose qui est certaine, c’est que tu vas faire des erreurs et des faux pas et tu vas le vivre et ce n’est pas toujours parfait. Ça sert à quoi d’avoir peur dans cette situation si c’est inévitable?

Fonder sa propre compagnie apporte souvent beaucoup de stress et d’angoisse. Comment t’es-tu motivée à foncer, à avancer et à garder l’espoir dans ton cheminement ?

Je suis faite comme ça! Je dors à peu près 4 heures par nuit, je cours partout, je crée des projets et j’avance. Si ça n’avance pas, ça m’ennuie. Pour moi, foncer c’est un mode de vie

Depuis maintenant 1 an, le Cahier a sa propre émission sur les ondes de MATv. Est-ce un rêve de petite fille qui s’est réalisé ?

Oui, mais ce n’est pas un aboutissement non plus. C’est seulement l’un des rêves que je voulais réaliser. Ma tête est encore pleine de rêves encore à réaliser!

Tu as également eu la chance d’être VJ et reporter à Musique Plus. Est-ce que tu as un souvenir mémorable de ton passage ?

Certainement! Avant tout, les gens que j’ai eu la chance de côtoyer sont vraiment précieux pour moi. Avant de devenir reporter, j’ai aussi passé de nombreuses années dans l’équipe d’animation-terrain de Musique Plus. Je me souviendrai toujours quand on s’est rendu à Ottawa pour le concert de K-OS et qu’après toute l’équipe est sortit avec lui dans un bar. Je ne pensais même pas être invitée et c’est Chéli qui m’a incluse dans les festivités, malgré le fait que j’étais plus jeune et la “petite nouvelle”. Pour Chéli, chaque personne de l’équipe avait son importance, peu importe le rôle et j’ai beaucoup appris à ses côtés, à mes débuts.

Si tu pouvais faire une entrevue avec n’importe qui dans toute l’histoire, qui choisirais-tu ?

Probablement Paul McCartney, puisque c’est mon “Beatles” préféré. Sa musique a vraiment marqué mon adolescence et joue encore dans mes oreilles aujourd’hui. D’ailleurs j’ose me considérer comme une encyclopédie de Beatles.

Tu occupes également le poste de présidente chez Agence Codmorse. Est-ce que tu peux nous en parler un peu de cette agence ?

Codmorse est une agence de contenu et de stratégie web ayant une expertise marquée en matière de réseaux sociaux et de production vidéo. Notre offre de services a évolué grandement en deux ans. Nous avons bâti une gamme de services complémentaires, afin d’offrir des solutions clés en main. Il est désormais possible pour nous de répondre à l’intégralité ou presque des besoins de nos clients en matière de marketing web, et les résultats sont généralement supérieurs à ceux obtenus lorsqu’une grande quantité d’équipes différentes travaillent sur le projet.

J’adore ma job!

Tu as eu l’opportunité d’être collaboratrice avec plusieurs émissions et plus de collaborer avec des compagnies très connues. Qu’est-ce que cette collaboration t’apporte ?

Chaque collaboration est spéciale en soi! Chacune me fait grandir dans les différents chemins de ma vie – comme blogueuse, collaboratrice, entrepreneure, etc. Je ne pourrais dire ce que chacune des aventures m’apporte, mais tu ne sais jamais ce qui t’attend. Parfois un tout petit projet peut mener très, très loin, comme une émission de télé!

Qu’est-ce que tu souhaites réaliser au cours des prochaines années ?

Pour Codmorse, pénétrer le marché canadien et USA.

Pour Le Cahier, poursuivre nos aventures à l’international

À titre personnel et à long terme, j’aimerais lancer un livre d’ici les prochaines années, en collaboration avec d’autres entrepreneurs en mode.

Quel était ton plus grand rêve quand tu étais petite ?

Écrire un livre! J’y travaille actuellement pour le réaliser, lorsque je trouve un peu de temps.

Dans la vie, on nous dit souvent qu’il faut apprendre à faire des choix. À savoir dire non. Pour toi ses phrases, sont-elles révélatrices ?

Je ne suis vraiment pas bonne là dedans, dire non. J’y travaille, mais ce n’est vraiment pas évident pour moi. Toutefois, une chance que mon équipe m’aide beaucoup là dedans.

Pour une fondatrice d’un blogue qui a un succès toujours grandissant, à quoi ressemble une journée de travail ?

Il n’y a pas de journée typique!

Au réveil, je prends tous les messages sur mon téléphone (courriels, réseaux sociaux, etc.). En buvant mon café et en me préparant, je fais ma revue de presse personnelle. Ensuite, soit que je vais au bureau ou à la télévision ou à un autre rendez-vous quelconque. À partir de là, c’est toujours un tourbillon différent. Il y a des semaines où je ne serai pas du tout au bureau, une autre où j’y serai tous les jours et une autre où je serai en voyage de presse.

Quels sont les avantages d’être entrepreneure ?

Il y en a tellement. C’est la chance de pouvoir choisir les projets qui nous intéresse, de créer des projets motivants et passionnants, de pouvoir se réinventer sans cesse, à notre guise, quand ça nous tente, comme ça nous tente, choisir judicieusement l’équipe qui nous entoure, etc.

Depuis quel âge es-tu passionné par la mode ?

C’est arrivé sur le tard, j’étais au CÉGEP! J’avais environ 16 ans lorsque j’ai découvert ma passion.

Qu’est-ce qui te motive dans la vie de tous les jours ?

Je me réveille motivée! J’ai juste toujours envie d’en faire plus et de me dépasser constamment.

Comment peut-on évaluer ses propres performances quand on n’a pas de patron ? Est-il facile de travailler à son compte de nos jours ?

J’ai seulement eu des patrons une petite partie de ma vie, alors ça toujours été un peu mon mode de vie. Quand ça ne va pas comme je veux, je m’arrange que ça soit comme je veux, alors c’est peut-être mieux que je sois à mon compte… Vous en parlerez à mon copain!

Même pas de patrons, on a des clients, des collaborateurs et des employés qui nous aident à mesurer notre performance. Veut, veut pas, les chiffres parlent beaucoup, mais l’ambiance générale au bureau aussi. Quand tu engages quelqu’un, tu ne veux pas bousculer ton équipe aux trois mois, alors il faut vraiment chercher un parfait “fit”. Pour moi, ça, c’est une réussite.

Est-ce qu’il y a un âge précis pour lancer sa propre entreprise ?

Non. Ça dépend tellement. Plus que tu es jeune, moins que tu en as à perdre (hypothèque, enfant, dépendance). Toutefois, plus que tu vieillis, tu acquiers plus d’expérience et de bagage. Tu dois voir quel type de risques tu préfères prendre: risquer ce que tu as acquis, ou risquer d’apprendre par essai-erreur.

Aussi, ça dépend du moment dans ta vie où tu as ton idée pour lancer ton entreprise – ce n’est pas facile de trouver une idée qui t’allume au point où tu veux tout donner pour le réaliser!

Est-ce facile de se fixer des objectifs à long terme en tant que présidente ?

Oui et non. C’est facile, car tu dois avoir une vision pour être à la tête d’entreprise. Mais ce n’est pas facile car j’évolue dans le milieu du web, où tout peut changer de mois en mois. Il faut une flexibilité extraordinaire dans ce domaine. Je me répète, mais se réinventer, c’est vraiment la clé pour moi.

Quelle est votre vision pour l’avenir de l’entrepreneuriat au Québec ?

J’espère voir de plus en plus de jeunes entrepreneures qui vont oser. J’espère que les entreprises vont varier leurs activités dans les différents domaines. En ce moment les technologies c’est vraiment intéressant et il y a une belle effervescence. Je souhaite vraiment que ça continue. J’ose espérer qu’il y aura plus d’aide pour les jeunes entrepreneures aussi. Les programmes ne sont pas accessibles à tous et il faut avoir un bon entourage et des reins solides pour se partir en affaires. En espérant que le gouvernement et les grandes entreprises s’impliquent davantage. J’espère que de plus en plus d’entrepreneurs chevronnés vont s’impliquer dans des activités de mentorat pour les entrepreneurs qui sont à leurs débuts.

Pour terminer, quels conseils donnerais-tu à un jeune qui souhaite suivre le même chemin que toi, plus tard ?

Tout d’abord, c’est impossible de suivre le même chemin que moi. Le milieu a extrêmement changé en 7 ans, ça ne veut pas dire par contre qu’il ne faut pas foncer ou d’espérer atteindre les mêmes objectifs que moi.

Il faut commencer le plus vite possible et ne pas avoir peur des erreurs ou de l’échec. Pour être de l’avant en ce qui concerne le web, il faut choisir son image de marque et ne pas trop la surprotéger. Le web s’en va vers quelque chose d’honnête et de vrai, et il ne faut pas se plastifier en 2.0. Il faut demeurer humain avant tout. Pour quelqu’un qui veut suivre mon chemin d’Entrepreneure, surtout pour les filles, il faut s’imposer par ses connaissances et son expertise avant tout. Allez chercher une expertise, spécialisez-vous. Et surtout, foncez, foncez, foncez.

 

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